Le président Trump a fait savoir qu’il réprouvait le dernier relèvement des taux de la Réserve fédérale, Mario Draghi s’est longuement exprimé récemment sur l’indépendance des banques centrales et les chercheurs spécialisés dans ce domaine ont abordé le sujet dernièrement sur différents blogs.

Dans une certaine mesure, ce débat peut surprendre. Après tout, l’indépendance des banques centrales a joué un rôle déterminant dans l’abaissement de l’inflation et des anticipations d’inflation dans les années 80 et 90, après une décennie 70 placée sous le double signe d’une forte hausse des prix et d’un chômage élevé. Ajoutons que la politique monétaire a réussi à mettre fin à la récession consécutive à l’éclatement de la bulle des marchés boursiers en 2000 et à assurer une reprise durable après la Grande récession déclenchée par la bulle de l’endettement et du marché des logements.

Le débat actuel consiste à se demander, entre autres, si les politiques monétaires non conventionnelles ont eu un effet sur la répartition des richesses et si elles ont accru les risques pour la stabilité financière, mais aussi si la prochaine récession doit engendrer une domination de la politique budgétaire, en entraînant une prépondérance des décisions budgétaires sur la politique monétaire. Il convient de suivre ces discussions de près pour évaluer leurs conséquences possibles en matière de prévisions d’inflation et de taux d’intérêt.

William De Vijlder

 

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