En 2001, la Banque du Japon mettait en place une politique d’assouplissement quantitatif (QE), après avoir choisi une politique de taux d’intérêt zéro en 1999. Presque vingt plus tard, l’inflation reste en dessous de l’objectif alors que la taille du bilan de la banque centrale est égale au PIB du Japon. Par ailleurs, l’inquiétude concernant des distorsions boursières, dues aux achats d’ETF de la BoJ, grandit tandis que ses achats d’obligations génèrent une illiquidité du marché des JGB. De plus, la banque centrale sait que les taux bas pèsent, de façon structurelle, sur la rentabilité des banques et contraignent la croissance du crédit. Toutefois, un arrêt de la politique de QE risquerait de peser sur le marché des actions et provoquerait une appréciation du yen. Et pour compliquer un peu plus la situation, la taille du bilan de la banque centrale limite la marge de manœuvre de cette dernière en cas de retournement. Le gouvernement japonais et la banque centrale pourraient ainsi être amenés à mener une politique coordonnée pour doper la croissance.

William De Vijlder