William De Vijlder

Directeur de la Recherche Economique du Groupe BNP Paribas

BCE : un assouplissement en septembre, mais de combien ?

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global economy

L’inconfort persiste malgré des signes encourageants

Les données récentes sur la Chine et la zone euro indiquant une stabilisation de la croissance ont été accueillies avec soulagement. Aux États-Unis, la croissance devrait rester à un niveau satisfaisant à court terme malgré le ralentissement. Des inquiétudes persistent néanmoins sur la vigueur sous-jacente de l’économie mondiale. Le FMI, qui a de nouveau révisé à la baisse ses prévisions, table sur un léger rebond au second semestre, sans plus. L’aplatissement de la courbe de taux US alimente les craintes d’une croissance décevante. La Fed, confiante dans les perspectives, se montre toutefois patiente dans sa politique, un ton accommodant que les bourses ont salué. Cependant, les marchés des actions et des obligations envoient des signaux très différents concernant la croissance future. Une préoccupation supplémentaire sur une liste déjà longue.

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US

États-Unis : trois messages différents de Washington DC

Le Président Trump a affirmé que l’économie décollerait si la Fed décidait d’abaisser les taux directeurs. D’après les minutes de la réunion du FOMC, les membres du Comité ont confiance dans les perspectives économiques, et celles d’inflation les autorisent à faire preuve de patience compte tenu des nombreuses incertitudes au niveau mondial. Dans son dernier rapport sur la stabilité financière dans le monde, le FMI s’inquiète du niveau élevé d’endettement qui pèse sur la capacité des entreprises à faire face à un fort ralentissement de la croissance ou une hausse des coûts de financement. La Fed devra donc combiner patience et prudence.

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Global economy

Economie mondiale : début d’amélioration

Le rebond en mars des créations d’emplois aux Etats-Unis constitue un soulagement après la déception du mois de février. Les indices manufacturiers chinois se sont ressaisis et dépassent les 50 points. Dans la zone euro, le secteur manufacturier reste sous pression mais l’indice PMI des services progresse, et les ventes au détail dépassent les attentes. L’évolution de l’incertitude sera décisive pour le secteur manufacturier, or on voit quelques signes encourageants : la probabilité d’un accord entre les Etats-Unis et la Chine augmente, tandis qu’au Royaume-Uni des négociations entre les partis politiques visent à éviter un Brexit sans accord.

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Croissance en zone euro : quelques signes encourageants

Après la morosité des PMI flash de la semaine dernière, les dernières données reflètent une situation contrastée. L’indice du sentiment économique (ESI) de la Commission européenne continue de se replier dans beaucoup de pays et pour la zone euro dans son ensemble. Les données IFO pour l’Allemagne indiquent une amélioration du climat économique global malgré la poursuite du repli dans l’industrie manufacturière. D’après l’Insee, la situation se stabilise en France, voire s’améliore légèrement. Dans l’ensemble, les signes sont encourageants mais il serait prématuré de conclure à une fin prochaine du ralentissement de la croissance. Les données du mois d’avril seront à cet égard particulièrement importantes.

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Fed

États-Unis : les « dots » créent le malaise

Les projections de croissance des membres du FOMC ont été revues à la baisse, celles sur le chômage à la hausse. Les projections du taux cible des Fonds fédéraux ( « dots ») ont reculé de 50 points de base. Selon le président de la Fed, les perspectives restent favorables et c’est le moment de faire preuve de patience. Les marchés sont moins optimistes. Ils voient dans cette invitation à la patience le signe d’une préoccupation sous-jacente liée à des risques à la baisse et anticipent une détente des taux en 2020. Nos prévisions tablent sur un taux inchangé en 2019 et 2020.

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yuan

Chine : vers une stabilisation de la croissance ? Pas encore

Les très nombreuses données publiées cette semaine n’ont pas dissipé les inquiétudes concernant le ralentissement de la croissance chinoise. Compte tenu du biais lié au Nouvel An lunaire et des mesures récentes de relance budgétaire, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives. La question est centrale pour l’économie mondiale mais, en raison du poids de la Chine, elle l’est aussi pour les principaux pays qui exportent vers l’empire du Milieu, comme l’Allemagne. Dans ce contexte, la conclusion d’un accord commercial avec les États-Unis constitue un enjeu crucial.

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dollar

La Réserve fédérale américaine évalue sa politique monétaire

La Réserve Fédérale lance une vaste revue de sa politique monétaire. Les conclusions seront rendues publiques au premier semestre 2020.Trois questions seront posées : la politique monétaire doit-elle prendre en compte les écarts par rapport à l’objectif d’inflation ? Ses outils sont-ils adéquats ? Comment peut-elle améliorer sa communication ? Cette initiative mérite d’être saluée, la Fed montrant sa volonté de se préparer à une prochaine récession. La BCE étant confrontée à des défis comparables, les conclusions des réflexions de la Fed seront suivies de près à Francfort.

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graphique economie

Les indicateurs de sentiment offrent une image mitigée

Les dernières données d’enquête montrent une image contrastée. En Chine, la situation semble se stabiliser dans le secteur manufacturier, tandis que l’indice a chuté au Japon. En Allemagne, on a pu noter une nouvelle baisse à un niveau particulièrement bas. Selon le pays ou le secteur, la situation est très variable en zone euro. Si l’on se base sur l’indicateur d’enquête le plus large, on observe une stabilisation. La confirmation dans les prochains mois dépendra beaucoup de l’évolution en Chine et d’une baisse des sources d’incertitude bien connues (commerce, Brexit).

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dragon chinois

Europe : exposition à la Chine et sentiment des exportateurs

La croissance ralentie de la Chine impacte le reste du monde. Au cours des 12 derniers mois, les pays les plus exposés à la Chine en termes d’exportations ont enregistré une baisse importante de l’évaluation des commandes à l’exportation. C’est le cas de l’Allemagne. Par extension, l’Europe dans son ensemble devraient souhaiter le succès des mesures chinoises de soutien à la croissance.

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global trade

Dégradation du sentiment économique : facteurs domestiques versus extérieurs

Depuis début 2018, les indices des directeurs d’achats montrent une érosion des nouvelles commandes à l’exportation dans un grand nombre de pays, plus marquée que la dégradation générale du climat dans l’industrie manufacturière. Les chocs extérieurs de la demande domineraient donc les facteurs domestiques dans le ralentissement global de la croissance. Le décrochement des nouvelles commandes à l’exportation fait écho au freinage des échanges internationaux. Il est sans doute lié au tassement de l’activité chinoise et à celui des dépenses d’investissement (qui nécessitent davantage d’importations que la consommation) constaté dans de nombreux pays. L’incertitude qui règne dans les relations commerciales internationales pourrait également jouer un rôle.

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vague

Du risque de sombrer sous les vagues du sentiment

Les enquêtes de conjoncture jouent un rôle important dans l’analyse économique. Les acteurs économiques surfent sur ces « vagues du sentiment économique » au moment de faire des choix. Or, en ce début d’année, on se demande où se trouvera le creux d’une vague qui avait atteint son sommet il y a douze mois environ à peine.

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euro

Zone euro : ce que nous dit le fléchissement du sentiment économique sur la croissance

La Commission européenne prévoit désormais 1,3 % de croissance dans la zone euro pour 2019, contre 1,9 % auparavant. Cette révision à la baisse n’est pas une surprise, compte tenu de la tendance au repli de plusieurs indicateurs d’enquête. Les résultats récents de ces indicateurs concernant les estimations de l’évolution du PIB ont néanmoins été contrastés, ce qui rend l’évaluation de la dynamique de croissance actuelle d’autant plus difficile.

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decision

Etats-Unis : la Réserve fédérale prend un virage, mais dans quelle direction?

La croissance américaine reste forte. Des vents contraires, le fléchissement de données d’enquête et le resserrement des conditions financières placent néanmoins la Réserve fédérale en situation de gestion des risques. Sa politique reste dépendante des données, mais la Fed devra faire preuve de patience avant de décider du prochain mouvement de taux. Une inflation qui reste bien maîtrisée facilite cette attitude attentiste. Les marchés tablent désormais sur un assouplissement de la politique de la Fed en 2020. Cela illustre à quel point l’incertitude pèse sur la confiance.

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green finance

Lorsque les politiques environnementales, commerciales et sociales se rejoignent

Dans une déclaration récente relative à des dividendes de la taxe carbone, plusieurs économistes émettent, à l’attention des autorités américaines, d’importantes recommandations pour lutter contre le réchauffement climatique. Les auteurs font explicitement référence à la nécessité de créer un dispositif d’ajustement carbone à la frontière pour préserver la compétitivité américaine par rapport aux pays qui ne seraient pas dotés d’une taxe carbone. Ils recommandent que les recettes liées à la taxe carbone soient redistribuées de façon égale aux citoyens américains. En outre, ces rentrées fiscales pourraient permettre d’intégrer les aspects redistributifs des taxes environnementales tout en encourageant les investissements dans l’efficacité énergétique.

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Brexit

Royaume-Uni : Brexit, le coût de l’incertitude

Au vu de la réaction des marchés, le rejet à une forte majorité, par le Parlement britannique, de l’accord de Brexit négocié avec l’Europe réduit la probabilité d’une sortie de l’UE sans accord. Le soulagement est-il appelé à durer ? Cela dépendra de l’évolution des discussions sur les issues possibles. Le vent contraire, que constitue cette prolongation de l’incertitude, pour la croissance du Royaume-Uni mais aussi pour les entreprises de l’UE, ne s’apaisera pas de sitôt.

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Photo de William De Vijlder

Brexit : la suite du vote

Comme les marchés et les commentateurs politiques s’y attendaient, l’accord de Brexit négocié par la Première ministre, Theresa May, a été rejeté par le Parlement britannique mardi dernier. Ayant survécu au vote de défiance, organisé immédiatement après, Theresa May doit présenter son plan B au parlement lundi. L’enjeu est colossal. Le rejet massif enregistré implique que l’accord sur le Brexit nécessite des changements en profondeur, mais Bruxelles a fait savoir à plusieurs reprises que l’accord n’était pas négociable. La situation actuelle est donc celle d’une « plus grande incertitude pendant plus longtemps » avec un impact négatif sur la confiance des chefs d’entreprise au Royaume-Uni, mais également dans l’ensemble de l’Union européenne.

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William De Vijlder

A propos de William De Vijlder

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