Lundi 18 novembre 2013 

Bruxelles

Je discute avec notre équipe de Hong Kong des conséquences de l’annonce, vendredi dernier, du programme de réformes de la Chine dans les prochaines années. L’enthousiasme est incontestable bien que la mise en place de ce programme et ses effets prendront du temps. Néanmoins, ces réformes devraient permettre un rééquilibrage de l’économie, actuellement axée sur les investissements en actifs fixes, plus en faveur de la demande des ménages. 

Mardi 19 novembre 2013 

Suisse

Je me rends en Suisse pour des réunions clients. Je me lève très tôt, roule jusqu’à l’aéroport de Bruxelles, où je suis informé en arrivant à la porte d’embarquement que le vol est annulé à cause d’une grève. Il est 6 heures du matin, la journée ne fait que commencer. Heureusement, je peux embarquer dans un vol suivant et prendre le train à mon arrivée à Genève. Comme lors des visites précédentes, je suis frappé par la ponctualité des trains et le niveau élevé des prix appliqués ici. Voilà qui donne une idée du taux de change du franc suisse (dont nos spécialistes des devises prévoient une baisse). Avant ma réunion clients, je lis un discours de Jean-Pierre Danthine, vice-président de la Banque nationale suisse, sur les causes et les conséquences de la faiblesse des taux d’intérêt (http://www.bis.org/review/r131115a.pdf?frames=0). Je recommande de lire en particulier la partie sur les conséquences. La ruée des investisseurs en quête de sécurité vers le franc suisse a comprimé les taux d’intérêt plus fortement que dans d’autres pays, ce qui a entraîné une appréciation significative de la monnaie qui, en dépit de son effet déflationniste, n’a pas empêché le prix des appartements de monter en flèche. La quête de rendement a ainsi déclenché une chasse au revenu locatif.

Mercredi 20 novembre 2013 

Amsterdam

Je prends la parole lors de notre événement client annuel sur les perspectives de l’année suivante. Nous commençons toujours par une rétrospective et une analyse des points positifs et négatifs. Il y a un an, nous avons eu raison d’être prudents à l’égard des résultats d’entreprises (qui enregistrent un quasi statu quo), mais nous avons sous-estimé l’influence de la politique des banques centrales dans le soutien des cours des actifs risqués. Depuis le QE3, l’indice S&P a dégagé une performance annualisée de 22,6 %. La question est de savoir si cet essor est un effet de « corrélation » ou de « causalité ». Vu la nervosité autour du tapering depuis la fin du printemps dernier, d’aucuns seraient tenté d’opter pour la causalité, au travers d’une stimulation de l’appétit pour le risque des investisseurs sur fond d’un repli du risque baissier sur le marché. 

Jeudi 21 novembre 2013

Belgique

Les banques centrales continuent de faire parler d’elles. James Bullard, président de la Fed de St Louis, a soutenu qu’une réduction de l’assouplissement quantitatif en décembre était toujours possible. Les tergiversations continuent. L’indice PMI européen est un peu décevant. Malgré la tendance haussière de ces derniers mois, son niveau actuel ne correspond qu’à un PIB de 0,2 %. Il faut plus que cela.  

Vendredi 22 novembre 2013

Bruxelles

Je discute des perspectives pour le reste de l’année dans une conférence téléphonique avec des clients français. Puisque la BCE reste accommodante et que l’allégement du QE par la Fed n’est pas prévu avant le mois de mars, le contexte reste favorable aux actions.

 

William De Vijlder

Vice – Chairman de BNP Paribas Investment Partners