Lundi 10 mars 2014 

Londres

L’indice allemand DAX sous-performe le reste de l’Europe, ce qui a donné lieu à une discussion comparative entre les actions américaines et européennes. Ces dernières sont plus intéressantes d’un point de vue fondamental (croissance des bénéfices, valorisation, assouplissement monétaire potentiel), mais sont de toute évidence plus exposées au risque géopolitique compte tenu des tensions en Ukraine et en Crimée.

Mardi 11 mars 2014 

Milan

Nous avons un grand événement clients à Milan pour relancer notre gamme de fonds phare, Parvest. J’y présente une nouvelle ère d’investissement axée sur six thèmes différents:

  1. Les économies développées se portent mieux.
  2. Les économies émergentes sont confrontées à des problèmes structurels.
  3. Les politiques monétaires divergent de plus en plus.
  4. L’évolution des marchés est induite par les bénéfices et non plus la liquidité
  5. Les opportunités de valorisation se font rares.
  6. La gestion active peut permettre de doper les rendements 

Mercredi 12 mars 2014

Milan

Dans l’avion qui me ramène à Bruxelles, je lis deux documents intéressants. L’un est un rapport d’étude de la BCE (http://www.ecb.europa.eu/pub/pdf/scpwps/ecbwp1625.pdf) sur le prix du risque souverain et sur la façon dont il dépend du régime: le risque a d’abord été sous-évalué (les spreads étaient donc trop faibles par rapport aux fondamentaux avant l’éclatement de la crise) puis surévalué. L’autre document provient du dernier rapport trimestriel de la BRI (Banque des règlements internationaux http://www.bis.org/publ/qtrpdf/r_qt1403.pdf). C’est un avertissement sur l’éventualité que les indications prévisionnelles puissent entraîner une plus grande prise de risque qui compliquerait la normalisation des taux d’intérêt officiels. Ce document corrobore mes commentaires dans une vidéo que j’ai réalisée il y a quelques temps (Suivez le guide – les orientations prospectives facilitent-elles la tâche des investisseurs? http://playertv-bnpparibas-ip.pad-playertv.brainsonic.com/web//player-preview-b50e9528b12c02d2a7f0412b807a167c-512-288.html): les indications prévisionnelles basées sur les statistiques sont une invitation ouverte à appuyer sur la pédale d’accélérateur. Les freins seront actionnés plus tard.

Jeudi 13 mars 2014 

Bruxelles

Lors d’un discours à Vienne, Mario Draghi a adapté ses propos, compte tenu de la réaction du marché à la décision de la BCE de maintenir sa politique inchangée la semaine précédente. Il y fait explicitement référence à la vigueur de l’euro (« L’euro est de plus en plus important dans l’évaluation de la stabilité des prix ») et, surtout, au fait que la BCE soit prête à intervenir (c’est pourquoi la mise en œuvre des outils non conventionnels a déjà été analysée).

Je présente les perspectives de marché à un groupe de courtiers d’assurance à Sint-Niklaas, une ville située entre Bruxelles et Anvers. J’arrive tôt pour pouvoir participer à la séance de questions-réponses des orateurs précédents sur les difficultés de financement des pensions dans un système par répartition. Je souligne le fait que les investisseurs sont de plus en plus conscients de la nécessité d’opter pour un très long horizon de placement lorsqu’ils sont jeunes afin de bénéficier de rendements supérieurs à long terme sur des actifs plus risqués, comme les actions et les obligations d’entreprises. 

Vendredi 14 mars 2014 

Bruxelles

Je présente l’investissement socialement responsable (ISR) à des collègues de BNP Paribas Fortis au centre de conférence du RSC d’Anderlecht, une des meilleures équipes de football belges. La salle offre une vue sur le stade, mais les esprits sont concentrés sur l’impact économique de l’ISR. Pour préparer cette présentation, j’ai consulté une documentation incroyablement riche sur la RSE qui m’a fait découvrir des choses intéressantes. Les entreprises sensibilisées à la RSE (ou à l’ISR) ont enregistré de meilleures performances financières (ex. rendement des capitaux ou rendement des actifs) et une meilleure productivité du travail. Sur le plan macroéconomique, les pays qui appliquent des normes RSE élevées, par le biais de leurs entreprises et de leur réglementation, ont enregistré une croissance plus rapide du PIB et de la productivité.

 

William De Vijlder

Vice – Chairman de BNP Paribas Investment Partners