William De Vijlder

Directeur de la Recherche Economique du Groupe BNP Paribas

Politique budgétaire et monétaire

William De Vijlder aborde ici la politique budgétaire et monétaire à travers les décisions des gouvernements et des banques centrales (BCE, Réserve fédérale, Banque d’Angleterre…), et en particulier l’évolution du solde budgétaire d’un pays et la question de l’endettement du secteur public.

William De Vijlder

Banque du Japon : limites du QE ?

En 2001, la Banque du Japon mettait en place une politique d’assouplissement quantitatif (QE), après avoir choisi une politique de taux d’intérêt zéro en 1999. Presque vingt plus tard, l’inflation reste en dessous de l’objectif alors que la taille du bilan de la banque centrale est égale au PIB du Japon.

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Japan

Banques centrales : le QE face à une « borne supérieure effective » ?

Alors que le bilan de la Banque du Japon atteint une taille équivalente au PIB du pays, l’inflation reste obstinément faible par rapport à l’objectif officiel. Des années d’assouplissement quantitatif (QE) ont provoqué des distorsions sur les marchés actions et pesé sur la liquidité du marché des JGB. On craint désormais une diminution de l’effet marginal des achats d’actifs par la BoJ, entraînant, de fait, l’établissement d’une borne supérieure effective pour le QE. Une telle évolution, si elle devait se confirmer, pourrait avoir une importance bien au-delà des frontières du Japon en influençant la perception de l’efficacité de futures vagues de QE.

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FED

Etats-Unis : quand la dépendance aux données crée le malaise

Les indicateurs récents confirment la persistance d’une croissance robuste aux Etats-Unis. L’indice ISM non manufacturier a fait grimper les rendements des Treasuries : compte tenu de la dépendance de la forward guidance à l’égard des chiffres économiques, les marchés s’attendent à ce que la Fed ne reste pas inactive face à la vigueur particulière des données. Malgré le ralentissement de la croissance mondiale, en dehors des Etats-Unis, les rendements obligataires partout dans le monde ont emboîté le pas à leurs homologues américains. Le dollar s’est également raffermi, une mauvaise nouvelle pour les entreprises des pays en développement, dont beaucoup sont très endettées en dollar.

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Flag

Fed : la courbe de Phillips est plate

Le président de la Fed, Jerome Powell, a fait des déclarations importantes lors de sa conférence de presse. La politique budgétaire est sur une trajectoire non viable et la hausse généralisée et durable des droits de douane serait néfaste pour les Etats-Unis et le reste du monde. La politique monétaire américaine reste accommodante et dépendante de la conjoncture. Les marchés ont apprécié le ton modéré (« dovish ») de ce message.

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La Fed se méfie des étoiles

Pour décider de son orientation de politique monétaire, la Fed considère les écarts entre l’objectif d’inflation et la hausse effective des prix, entre le taux de chômage et son niveau naturel, et entre le taux directeur et le taux d’intérêt « neutre ». Or, il est très difficile d’évaluer précisément ces valeurs de référence. La Fed adopte donc une approche pragmatique fondée sur les chiffres et la progressivité : la modération prévaut toujours.

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Fed building

Réserve fédérale : le cycle de resserrement monétaire est bien avancé, selon le marché

D’après une étude récente de la Réserve fédérale, la pente de la partie courte de la courbe de taux est un indicateur plus fiable que l’écart de rendement entre les obligations à 10 ans et les titres à 1 ou 2 ans. De la même façon, nous pouvons analyser la différence entre le taux forward Libor 3 mois et le taux spot. Cette différence s’est récemment creusée. Cependant, le niveau et le profil de la courbe forward dans son ensemble montrent que, d’après le marché, le cycle de durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale est déjà bien avancé.

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ECB

BCE : une nervosité différée

L’annonce de la BCE de mettre fin aux achats nets d’actifs n’a pas créé de nervosité. Les marchés ont applaudi l’introduction d’une forward guidance liée à une date et à l’état de la conjoncture. Mais la nervosité des marchés pourrait faire son retour en 2019, les investisseurs s’interrogeant sur la justification d’un premier relèvement des taux au cours.

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Balancier

Vers une gestion sans contraintes

L’éruption de volatilité au mois de février, le récent fléchissement du momentum de croissance en zone euro, la perspective de plusieurs resserrements monétaires aux Etats-Unis et d’un changement de ton de la BCE, qui arrêterait son assouplissement quantitatif (QE), risquent d’intensifier, dans les prochains mois, les plaidoyers en faveur d’une gestion d’actifs sans contraintes.

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Fed

Réserve fédérale : les défis d’un objectif d’inflation symétrique

L’inflation américaine est très proche de l’objectif de la Fed, qui s’attend à ce qu’il en soit ainsi pendant un certain temps. Elle a réaffirmé la nature symétrique de son objectif d’inflation, ce qui laisse plus de flexibilité. Un dépassement de la cible impliquerait une plus forte sensibilité du marché à des surprises d’inflation.

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choices and decisions

États-Unis : les (a)symétries de la Réserve fédérale

La Réserve fédérale américaine a une fonction de perte asymétrique : il est plus important d’éviter une récession qu’un risque de surchauffe. A cela s’ajoute la nécessité d’un objectif d’inflation symétrique : un dépassement temporaire de la cible d’inflation est acceptable. Compte tenu de l’incertitude entourant la relation chômage-inflation, le ton de la Fed reste prudent malgré des projections de croissance optimistes.

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ECB by night

BCE : des projections prévisibles génèrent une orientation « dovish »

La trajectoire des projections d’inflation sous-jacente de la BCE est étonnamment prévisible. Initialement à un niveau proche de mais inférieur à 2% sur des horizons longs, elles se replient à mesure que l’horizon restant diminue. Les écarts notables observés sur des horizons longs par rapport au résultat final montrent que ces projections fournissent peu d’informations. Elles peuvent également introduire un biais accommodant.

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