William De Vijlder

Directeur de la Recherche Economique du Groupe BNP Paribas

Marchés et investissements financiers

William De Vijlder analyse les relations entre les marchés (obligations, actions, matières premières, capitaux, devises…) et l’économie, le comportement des investisseurs et notamment leur appétit pour le risque en fonction des données économiques et du niveau d’incertitude.

Uncertainty

L’incidence variable de l’incertitude des prévisions

La publication par la BCE de différents scénarios illustre l’ampleur de l’incertitude qui entoure les prévisions des variables macroéconomiques. Les entreprises peuvent ainsi reporter leurs investissements dans l’attente d’une meilleure visibilité. Compréhensible au niveau microéconomique, un tel attentisme peut freiner la croissance et conforter la conviction des dirigeants d’entreprises que leur prudence était justifiée. La forte augmentation de la dispersion des prévisions de résultats traduit un degré d’incertitude considérable à l’échelle de chaque société. Or, cela n’a pas empêché la poursuite du rebond du marché actions américain. Quels que soient les facteurs expliquant ces différentes réactions face à l’incertitude, de telles dissensions ne peuvent durer indéfiniment. À un moment donné, les entreprises devront renoncer à la prudence ou les investisseurs abandonner leur optimisme.

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Wall Street

Pandémie de COVID-19 et marchés actions américains

Les commentaires de Jerome Powell sur ce qu’il adviendrait si la récession venait à se prolonger ont considérablement pesé sur les marchés actions américains. Historiquement, les récessions s’accompagnent de fortes baisses des cours boursiers. Le recul observé depuis le début de l’année, relativement limité, est sans commune mesure avec l’effondrement de l’activité. Le soutien monétaire et budgétaire massif a induit une réévaluation de la distribution des risques, expliquant dans une large mesure le rebond des marchés actions. L’attention se concentre désormais sur les perspectives de résultats des entreprises, d’où l’importance du débat sur la configuration de la reprise.

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Incertitude

Les marchés financiers et le coronavirus : quel est le prix de l’incertitude ?

Une augmentation de l’incertitude entraîne une baisse de cotation des actifs risqués et une hausse du cours des valeurs refuges. C’est le « prix de l’incertitude ». Les choses sont moins simples dans la réalité, une plus grande incertitude impactant également les perspectives de croissance, ces dernières influençant la valorisation des actifs.

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Eurozone

Zone euro : assouplissement quantitatif et risques d’instabilité du marché

Le compte rendu de la réunion de politique monétaire de la BCE illustre le dilemme auquel elle est confrontée : l’inflation est modérée et les risques pour la croissance sont orientés à la baisse, néanmoins elle doit surveiller de près les conséquences de sa politique très accommodante sur la stabilité financière. La Revue de stabilité financière de la banque centrale fournit à cet égard une analyse détaillée. L’un des possibles effets secondaires des taux d’intérêt bas à négatifs est l’accentuation de la pro-cyclicité des décisions d’emprunts et de dépenses. L’assouplissement quantitatif, en modifiant la structure des risques des portefeuilles d’investissements (moins exposés aux obligations d’État mais davantage aux actifs très risqués), devrait rendre leurs rendements plus sensibles au cycle conjoncturel.

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Financial Markets

Rendements obligataires et marchés actions : les raisons de la récente hausse

Ces dernières semaines, les marchés actions ont affiché de solides performances. Aux États-Unis en particulier, il est difficile d’y voir une amélioration des anticipations de bénéfices ou la perspective de baisses du taux officiel supérieures aux anticipations. L’évolution des marchés actions serait, alors, principalement due au repli de la prime de risque demandée. Les rendements des Treasuries ont aussi bondi, ce qui serait largement imputable à l’augmentation de la prime de terme. La diminution de la prime de risque actions et la hausse de la prime de terme obligataire ont la même origine : la réduction du risque de perte économique extrême (tail risk), suite aux progrès des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine et à la stabilisation de certaines données d’enquête. La moindre probabilité d’évolutions économiques très négatives a dopé les marchés actions et réduit l’attrait des obligations comme couverture face au risque inhérent aux actions. Résultat : les rendements obligataires ont évolué à la hausse en synchronie avec les marchés actions.

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Etats-Unis : le signal et le bruit

Etats-Unis : le signal et le bruit

Les prix des actifs peuvent jouer un rôle important dans l’évaluation des perspectives économiques. La forte baisse des rendements des bons du Trésor américain au mois d’août a soulevé des inquiétudes, mais une estimation en temps réel indique une croissance pour le troisième trimestre satisfaisante aux Etats-Unis. Cela signifierait que l’incertitude accrue liée au différend commercial avec la Chine aurait entraîné une fuite vers des actifs sûrs et une baisse des taux d’intérêt à long terme. Les fluctuations dans la communication sur le différend commercial influent sur l’incertitude des investisseurs, et donc sur les primes de risque. Cela réduit la qualité du signal des prix des actifs, qui peut finir par peser sur l’économie réelle.

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équilibre

Points de basculement

Le début octobre a été marqué par un fort rebond des taux longs américains, qui n’est pas sans rappeler la hausse de début février. Cette dernière avait été provoquée par la désagréable surprise sur le front des salaires et de l’inflation tandis que le catalyseur début octobre était la forte hausse d’un indice traditionnellement peu scruté, l’indice des directeurs d’achats du secteur non manufacturier

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US

Comprendre la volatilité

Aux Etats-Unis, la bourse a baissé significativement, poursuivant une tendance initiée il y a quelques semaines. Pour interpréter ces développements, il convient de comparer le comportement boursier avec celui d’autres classes d’actifs. Un exercice compliqué.

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Volatilité des marchés

Les raisons de la hausse de la volatilité des marchés actions

Les marchés actions restent particulièrement volatils. Une volatilité qui pèse naturellement sur les rendements des obligations d’Etat. La volatilité des obligations high yield demeure néanmoins faible. Les fluctuations des marchés actions pourraient donc être dues à d’autres facteurs que les inquiétudes entourant les perspectives de croissance du PIB ou de politique monétaire.

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appétit des investisseurs pour le risque

Chute soudaine de l’appétit pour le risque

L’explosion de la volatilité sur les marchés actions aux États-Unis, avec ses effets de contagion, n’est qu’une réaction différée à la remontée assez significative des rendements obligataires depuis la deuxième quinzaine d’août. Les anticipations implicites d’inflation sur les marchés n’ayant guère évolué, la hausse des taux longs reflète celle des rendements réels, elle-même liée aux chiffres relatifs à une forte croissance. La relation entre les variations hebdomadaires des rendements et la performance du marché actions est historiquement faible. Il convient donc de se concentrer sur les facteurs déterminants de l’appétit des investisseurs pour le risque et, en particulier, sur les signes de ralentissement de la croissance.

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sunny

Du mieux sur les marchés et pourtant rien n’a changé

D’après l’évolution récente des marchés financiers, les investisseurs ont de nouveau le moral. Sur le plan économique (croissance, perspectives de politique monétaire), on note toutefois peu de changements. L’euro a bénéficié de cet environnement où les investisseurs sont enclins à prendre plus de risque. Il s’est renforcé face au dollar en dépit d’un élargissement du différentiel de taux d’intérêt.

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weather

Marchés financiers : des signaux contradictoires

D’après les positions spéculatives des contrats à terme sur le VIX, la volatilité resterait faible et exclurait tout choc de croissance ou d’inflation. L’aplatissement de la courbe des taux aux États-Unis montre que les investisseurs anticipent un ralentissement. Ces anticipations contradictoires peuvent refléter des horizons d’investissement différents mais au final une seule sera juste.

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ecotvweek-devijlder-global2

EcoTV Week – 22/06/2018 – La communication inclusive soutient la croissance inclusive

La communication des banques centrales a connu une transformation fondamentale au cours des trois dernières décennies. Alan Greenspan, l’ancien président de la Réserve Fédérale Américaine, est célèbre pour avoir dit : « Je sais que vous pensez comprendre ce que vous pensez que j’ai dit, mais je ne suis pas sûr que vous vous rendiez compte que ce que vous avez entendu n’est pas ce que je voulais dire. »

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