William De Vijlder

Directeur de la Recherche Economique du Groupe BNP Paribas

Cycle économique

Comment évoluent la croissance économique, l’inflation, l’emploi dans un pays ou une région du monde ? William De Vijlder s’intéresse aux fluctuations cycliques d’une économie en phase de crise, d’expansion, de récession ou de reprise, dans une analyse conjoncturelle.

yuan

Chine : vers une stabilisation de la croissance ? Pas encore

Les très nombreuses données publiées cette semaine n’ont pas dissipé les inquiétudes concernant le ralentissement de la croissance chinoise. Compte tenu du biais lié au Nouvel An lunaire et des mesures récentes de relance budgétaire, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives. La question est centrale pour l’économie mondiale mais, en raison du poids de la Chine, elle l’est aussi pour les principaux pays qui exportent vers l’empire du Milieu, comme l’Allemagne. Dans ce contexte, la conclusion d’un accord commercial avec les États-Unis constitue un enjeu crucial.

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graphique economie

Les indicateurs de sentiment offrent une image mitigée

Les dernières données d’enquête montrent une image contrastée. En Chine, la situation semble se stabiliser dans le secteur manufacturier, tandis que l’indice a chuté au Japon. En Allemagne, on a pu noter une nouvelle baisse à un niveau particulièrement bas. Selon le pays ou le secteur, la situation est très variable en zone euro. Si l’on se base sur l’indicateur d’enquête le plus large, on observe une stabilisation. La confirmation dans les prochains mois dépendra beaucoup de l’évolution en Chine et d’une baisse des sources d’incertitude bien connues (commerce, Brexit).

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dragon chinois

Europe : exposition à la Chine et sentiment des exportateurs

La croissance ralentie de la Chine impacte le reste du monde. Au cours des 12 derniers mois, les pays les plus exposés à la Chine en termes d’exportations ont enregistré une baisse importante de l’évaluation des commandes à l’exportation. C’est le cas de l’Allemagne. Par extension, l’Europe dans son ensemble devraient souhaiter le succès des mesures chinoises de soutien à la croissance.

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global trade

Dégradation du sentiment économique : facteurs domestiques versus extérieurs

Depuis début 2018, les indices des directeurs d’achats montrent une érosion des nouvelles commandes à l’exportation dans un grand nombre de pays, plus marquée que la dégradation générale du climat dans l’industrie manufacturière. Les chocs extérieurs de la demande domineraient donc les facteurs domestiques dans le ralentissement global de la croissance. Le décrochement des nouvelles commandes à l’exportation fait écho au freinage des échanges internationaux. Il est sans doute lié au tassement de l’activité chinoise et à celui des dépenses d’investissement (qui nécessitent davantage d’importations que la consommation) constaté dans de nombreux pays. L’incertitude qui règne dans les relations commerciales internationales pourrait également jouer un rôle.

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vague

Du risque de sombrer sous les vagues du sentiment

Les enquêtes de conjoncture jouent un rôle important dans l’analyse économique. Les acteurs économiques surfent sur ces « vagues du sentiment économique » au moment de faire des choix. Or, en ce début d’année, on se demande où se trouvera le creux d’une vague qui avait atteint son sommet il y a douze mois environ à peine.

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euro

Zone euro : ce que nous dit le fléchissement du sentiment économique sur la croissance

La Commission européenne prévoit désormais 1,3 % de croissance dans la zone euro pour 2019, contre 1,9 % auparavant. Cette révision à la baisse n’est pas une surprise, compte tenu de la tendance au repli de plusieurs indicateurs d’enquête. Les résultats récents de ces indicateurs concernant les estimations de l’évolution du PIB ont néanmoins été contrastés, ce qui rend l’évaluation de la dynamique de croissance actuelle d’autant plus difficile.

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Brexit

Royaume-Uni : Brexit, le coût de l’incertitude

Au vu de la réaction des marchés, le rejet à une forte majorité, par le Parlement britannique, de l’accord de Brexit négocié avec l’Europe réduit la probabilité d’une sortie de l’UE sans accord. Le soulagement est-il appelé à durer ? Cela dépendra de l’évolution des discussions sur les issues possibles. Le vent contraire, que constitue cette prolongation de l’incertitude, pour la croissance du Royaume-Uni mais aussi pour les entreprises de l’UE, ne s’apaisera pas de sitôt.

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2019 : des perspectives de croissance assombries par l’incertitude

L’année 2018, pourtant entamée sous de bons auspices, s’est terminée dans un climat d’incertitude. Alors qu’au début chacun y allait de son pronostic sur les belles performances à venir — les résultats des enquêtes dans la zone euro reflétaient, après tout, un climat de quasi-exubérance — l’on scrutait, à la fin, le ciel, à l’affût d’un signe d’amélioration du sentiment.

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NewYork

Croissance américaine : grosse frayeur

La forte correction de la Bourse américaine depuis fin septembre reflète l’inquiétude des investisseurs face aux perspectives de croissance. D’après les données au T4, toutefois, la croissance reste soutenue. Le tableau est contrasté au regard des premiers chiffres publiés en 2019 : fort recul de l’indice ISM, importantes créations d’emplois. Le climat des affaires continue de souffrir de l’incertitude concernant les relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.

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groeiverwachtingen voor 2019

Economie mondiale : des marchés en proie aux craintes de ralentissement

Révision à la baisse de la croissance en 2019, ralentissement du rythme de relèvement des taux et recul du pic cyclique du taux des Fed funds, telles sont les nouvelles projections du FOMC. La baisse des rendements obligataires et du dollar et un repli général des places boursières montrent que les craintes de ralentissement se sont emparées des marchés. C’est ce que reflète également une enquête importante menée auprès des directeurs financiers aux États-Unis. Ces inquiétudes relatives à la croissance reflètent une focalisation sur le risque de perte extrême (plutôt que sur la prévision moyenne) qui s’explique par la montée de l’incertitude.

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oil

Faut-il s’inquiéter de la baisse des prix des matières premières ?

Les prix du pétrole et des métaux ont nettement reculé cette année. Concernant le pétrole, le repli semble principalement imputable à des facteurs liés à l’offre. La baisse des prix des métaux reflète probablement le ralentissement de la croissance mondiale. Il existe une relation négative évidente entre les variations des prix du brut et la croissance ultérieure du PIB réel aux Etats-Unis. Quels que soient les vents contraires auxquels la croissance américaine devra faire face en 2019, elle bénéficiera aussi de la chute des prix du pétrole observée cette année.

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Australian flag

Australie : La récession ? Un souvenir très lointain

En vingt-sept ans, l’Australie n’a pas connu de crise et, d’après les prévisions du FMI et de l’OCDE, sa croissance économique devrait se maintenir. La croissance démographique, les gains de productivité, les exportations de matières premières vers la Chine et les autres économies asiatiques en forte expansion ont joué un rôle déterminant, ainsi que les politiques visant à améliorer la flexibilité économique. Le taux de change flottant a, par ailleurs, été un important facteur contracyclique et donc de stabilisation.Du point de vue de la stabilité financière, la forte hausse du marché du logement inquiète mais l’adoption récente de certaines mesures prudentielles a permis une « correction positive ».

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incertitude

Zone euro : fléchissement du sentiment économique

Le sentiment fléchit, cependant les déterminants de la demande finale continuent d’aller dans le sens d’une croissance qui resterait bonne dans les trimestres à venir. Cette analyse sera-t-elle ou non confirmée ? Les données des prochaines semaines ainsi que les évolutions concernant le Brexit et le risque de guerre commerciale nous en diront plus.

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R, comme récession : le mot qui fâche

Plus la couverture médiatique sur un sujet économique donné s’intensifie et plus l’actualisation des anticipations s’accélère. La modification des perspectives a un impact plus important que l’environnement conjoncturel actuel. Le suivi de la couverture médiatique du risque de ralentissement économique va devenir de plus en plus important dans un contexte de fléchissement des données d’enquête.

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