William De Vijlder

Directeur de la Recherche Economique du Groupe BNP Paribas

Cycle économique

Comment évoluent la croissance économique, l’inflation, l’emploi dans un pays ou une région du monde ? William De Vijlder s’intéresse aux fluctuations cycliques d’une économie en phase de crise, d’expansion, de récession ou de reprise, dans une analyse conjoncturelle.

Covid_19

La chute des données économiques confirme la nécessité des mesures de soutien fortes

Les mesures visant à arrêter la propagation de la pandémie ont un impact profond sur l’économie ; c’est ce qui apparaît de plus en plus dans les données économiques. La baisse record du sentiment des entreprises illustre le bien fondé des mesures fortes qui ont été prises. La levée des confinements entraînera, mécaniquement, un rebond de l’activité mais une relance supplémentaire sera probablement nécessaire pour maintenir la dynamique.

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Coronavirus

Une crise unique dans l’histoire récente

L’économiste en chef de la banque française revient sur les principales caractéristiques de la crise sanitaire actuelle, qui a bouleversé les marchés financiers et mis les États et les banques centrales en ordre de bataille. Selon lui, l’économie mondiale en sortira changée.

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Effet domino

Le coronavirus : propagation internationale et risques de perte extrême (tail risk)

La propagation internationale du coronavirus oblige à en repenser les conséquences pour l’économie mondiale. L’effet marginal de la diffusion de l’épidémie devrait, a priori, être assez limité. La réaction des marchés financiers a, cependant, été très négative. Cette envolée de l’aversion au risque reflète la crainte d’une sous-estimation des conséquences économiques ainsi qu’une plus grande prise en compte du risque de perte extrême (tail risk). Ce phénomène d’ « accélérateur financier » pourrait, à son tour, contribuer à la détérioration des perspectives de croissance.

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International trade

Coronavirus : évaluer les conséquences économiques

Chiffrer les conséquences du coronavirus est un énorme défi. On peut les quantifier sur certains sujets grâce à un niveau satisfaisant de visibilité : répercussions internationales du choc de demande ou encore augmentation globale de l’incertitude. La visibilité relative aux effets des ruptures d’approvisionnement est beaucoup plus faible. La visibilité des impacts sur la Chine est encore moindre. À court terme, la différence entre la prévision consensuelle et le résultat devrait être supérieure à la normale. Cependant, si le pic de l’épidémie est atteint rapidement, la visibilité devrait s’améliorer très vite et donc soutenir la confiance.

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Economic growth

Le coronavirus et le profil de la croissance en 2020 : V, U ou L?

D’un point de vue économique, l’épidémie du coronavirus combine chocs de demande, d’offre et de confiance. Le poids de la Chine dans l’économie mondiale, sa contribution à la croissance du PIB mondial et son rôle dans les chaînes de valeur induisent des répercussions internationales bien plus profondes que la crise du SRAS en 2003. Il faut s’attendre à des chiffres économiques médiocres en février et mars. La vraie question est celle de savoir si une reprise apparaîtra dans les enquêtes en avril. Dans le cas inverse, on peut craindre un impact plus durable de l’épidémie sur l’économie, ce qui ouvrirait la voie à un scénario de reprise de type U. Un scénario en L semble encore peu probable, alors qu’une reprise en V suppose une baisse rapide des nouveaux cas de contamination.

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Analyse données économiques

Combien d’hirondelles pour faire le printemps ?

Les données d’enquête récentes ont rebondi, en particulier dans le secteur manufacturier et en termes de commandes à l’exportation. La Commission européenne note une nette augmentation du sentiment économique en janvier dans l’Union européenne et la zone euro, ainsi qu’en Allemagne et en France, après une baisse sensible au T4. Aux États-Unis, les économistes prévoient une accélération de la croissance dans les prochains trimestres, mais la dispersion des prévisions est très large. Il faut donc s’attendre à ce que la prévision médiane inspire moins confiance qu’avec un niveau de divergence plus faible des prévisionnistes.

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Import Export

Accord commercial entre Washington et Pékin : peu de raisons de se réjouir

L’accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine a apporté un certain répit. Il évite, en effet, de nouveaux relèvements des droits de douane, par les Etats-Unis, et le risque d’une nouvelle escalade.
L’accord devrait être le bienvenu en Chine compte tenu du ralentissement actuel de la croissance, mais également aux Etats-Unis, où les entreprises ont été de plus en plus nombreuses à faire part de leur inquiétude face à la guerre commerciale.
Le reste du monde surveillera de près l’ampleur de la réorientation des échanges qui pourrait découler de l’accord.
L’attention va à présent se porter sur les négociations de la phase « 2 », qui pourraient très bien signifier une nouvelle aggravation de l’incertitude commerciale à un moment donné.

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Economie mondiale

2019 : une année difficile qui se termine sur une note d’espoir

L’incertitude a dominé en 2019 en raison, notamment, des conflits commerciaux, du risque de Brexit dur, mais aussi de l’inquiétude grandissante entourant le ralentissement de la croissance mondiale. Cela a amené la BCE à accentuer sa politique accommodante tandis que la Réserve fédérale a changé d’orientation en abaissant les taux des fonds fédéraux à plusieurs reprises. Les marges de manœuvre des banques centrales s’en sont trouvées réduites, un sujet qui sera traité dans les revues stratégiques que mènent la Fed et la BCE, et a motivé les appels à davantage d’action budgétaire. La performance des marchés boursiers a surpris, les investisseurs préférant s’intéresser au rôle des taux bas plutôt qu’à la détérioration des perspectives bénéficiaires. L’année s’achève toutefois sur une note positive avec des données d’enquête qui laissent espérer un certain regain de la croissance.

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Global economy

Economie mondiale : stabilisation, stabilité et opacité

D’après les enquêtes de conjoncture, l’environnement conjoncturel semble s’être globalement stabilisé. Le même tableau se dessine pour la zone euro et la Chine, tandis qu’aux États-Unis la situation est mitigée. « Stabilité » est le mot qui caractérise le mieux les perspectives de la politique monétaire. Après ses annonces de septembre, la BCE peut se permettre d’attendre avant de juger l’efficacité de sa politique. Quant à la Réserve fédérale américaine, elle semble réticente à envisager un changement du taux des fonds fédéraux, d’autant plus s’il s’agit d’une hausse. La stabilisation des données économiques et une politique monétaire à la fois stable et particulièrement accommodante sont porteuses d’espoir à condition que l’incertitude n’augmente pas. Or, à cet égard, la situation reste empreinte d’opacité. Il est donc plus compliqué d’enclencher la vitesse supérieure.

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Eurozone

Zone euro : quel rôle jouent les stabilisateurs fiscaux automatiques ?

Les stabilisateurs fiscaux automatiques contribuent à amortir l’impact des chocs économiques sur le PIB par le biais de la variation des recettes publiques (dues à la progressivité de l’impôt) et des dépenses sociales (assurance chômage). L’efficacité de ces stabilisateurs présente d’autant plus d’intérêt que la marge de manœuvre de la politique monétaire est limitée. Une étude de la Commission européenne confirme que, dans une certaine mesure, les stabilisateurs automatiques atténuent l’impact des chocs négatifs sur le PIB. Cet effet est-il suffisant ? Cela reste à vérifier. Ces questions justifient un débat sur le rôle des politiques budgétaires discrétionnaires en cas de récession.

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Stability

Le climat des affaires se stabilise, mais à un niveau bas

Les récentes enquêtes de conjoncture, comme celles réalisées auprès des directeurs d’achats (PMI), suggèrent une stabilisation générale du climat des affaires en octobre. Après une tendance prolongée à la baisse, cette évolution est la bienvenue. Cependant, au vu des données historiques, les derniers chiffres sont bas, voire très bas pour ce qui est du secteur manufacturier, reflétant un environnement de croissance toujours atone. À terme, la stabilisation de l’évolution de ces enquêtes devrait renforcer la probabilité d’une accélération de la croissance : avec la diminution de la fréquence des mauvaises nouvelles, la confiance devrait finalement rebondir, entraînant une hausse des dépenses, d’autant plus que les conditions financières et monétaires sont très accommodantes.

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Halloween, la peur et l’économie

Les chocs d’incertitude ont-ils des effets symétriques ou asymétriques ? Cette question est centrale car, depuis 2018, l’incertitude agit comme un vent contraire sur la croissance mondiale. Par ailleurs, sur la base des dernières informations concernant l’avancée des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et de celles sur le Brexit, le pic d’incertitude est peut-être derrière nous. La recherche empirique montre que les phases d’augmentation de l’incertitude ont un plus grand impact sur l’économie que les phases de baisse, en particulier quand la croissance est déjà lente. La reprise de la croissance ne pourra donc qu’être progressive.

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Incertitude

Incertitude : a-t-elle atteint un sommet ou est-elle juste en train de se déplacer ?

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ainsi que le Brexit freinent la croissance depuis déjà un bon moment. Les évolutions récentes donnent à penser que ces sources d’incertitude pourraient avoir atteint un point culminant. Si tel était le cas, cela pourrait stimuler les dépenses en libérant la demande contenue des entreprises ou des ménages. Cependant, dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale et, pour citer le FMI, de perspectives précaires pour l’année prochaine, la réaction sera probablement plus modérée, de nouvelles sources de préoccupation prenant le relais des précédentes : l’incertitude a peut-être atteint un sommet dans certains domaines, mais elle va probablement en gagner d’autres.

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FMI

FMI : légère accélération de la croissance liée à des facteurs idiosyncratiques

Selon la conseillère économique du FMI, les perspectives de croissance sont précaires. Le Fonds prévoit une légère amélioration de la croissance l’année prochaine portée par un nombre limité de pays émergents et de pays en développement, actuellement en difficulté ou en sous-régime. Cette accélération modeste de la croissance tiendrait à des facteurs propres à certains pays plutôt qu’à des anticipations d’amélioration généralisée. La croissance devrait continuer à se tasser aux États-Unis bien au-delà de 2020 et, d’après les projections, elle se repliera en Chine à 5,8 %, l’année prochaine. Dans ce contexte, les projections relatives à un léger rebond dans la zone euro, rebond tiré par l’Allemagne et l’Italie et conditionné par la reprise de la demande extérieure, semblent ambitieuses.

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croissance

Le ralentissement de la croissance mondiale s’intensifie

La croissance mondiale marque le pas, obligeant la Réserve fédérale à abaisser ses taux à deux reprises tandis que la BCE a annoncé un ensemble complet de mesures d’assouplissement. Le ralentissement devrait néanmoins se poursuivre. L’incertitude est omniprésente. Confrontées à l’essoufflement de la croissance, aux différends commerciaux, aux inquiétudes liées au Brexit et au risque géopolitique, les entreprises s’interrogent sur la situation réelle de la demande. Leur investissement est à la peine, ce qui pourrait freiner l’emploi et impacter les ménages. Autre facteur susceptible de peser sur la confiance : la marge de manœuvre désormais limitée de la politique monétaire et, dans de nombreux pays, de la politique budgétaire pour stimuler la croissance. Aux Etats-Unis, les enquêtes auprès des chefs d’entreprises font ressortir de fortes inquiétudes concernant le risque de récession et l’inversion de la courbe de taux ne fait qu’ajouter à l’inconfort. Cependant, un éventail d’indicateurs avancés brosse pour le moment un tableau moins sombre.

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Boussole

Etats-Unis: entre grosse frayeur et soulagement

L’indice des directeurs des achats du secteur manufacturier de l’Institute for Supply Management (ISM) a poursuivi sa baisse en septembre, atteignant 47,8%. L’ISM non-manufacturier a enregistré une forte contraction de 3,8 points de pourcentage et se situe maintenant à 52,6%. Hormis en période de récession, il s’agit d’un chiffre assez faible. Dans ce contexte, les rendements obligataires ont nettement faibli, reflétant les inquiétudes grandissantes quant au risque de récession, les anticipations d’assouplissements monétaires par la Fed, et la fuite vers des valeurs refuges. Les données sur le marché du travail pour septembre ont toutefois apporté un soulagement. Nous prévoyons néanmoins que la Réserve fédérale continuera à réduire ses taux.

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