William De Vijlder

Directeur de la Recherche Economique du Groupe BNP Paribas

Chine : vers une stabilisation de la croissance ? Pas encore

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dollar

La Réserve fédérale américaine évalue sa politique monétaire

La Réserve Fédérale lance une vaste revue de sa politique monétaire. Les conclusions seront rendues publiques au premier semestre 2020.Trois questions seront posées : la politique monétaire doit-elle prendre en compte les écarts par rapport à l’objectif d’inflation ? Ses outils sont-ils adéquats ? Comment peut-elle améliorer sa communication ? Cette initiative mérite d’être saluée, la Fed montrant sa volonté de se préparer à une prochaine récession. La BCE étant confrontée à des défis comparables, les conclusions des réflexions de la Fed seront suivies de près à Francfort.

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graphique economie

Les indicateurs de sentiment offrent une image mitigée

Les dernières données d’enquête montrent une image contrastée. En Chine, la situation semble se stabiliser dans le secteur manufacturier, tandis que l’indice a chuté au Japon. En Allemagne, on a pu noter une nouvelle baisse à un niveau particulièrement bas. Selon le pays ou le secteur, la situation est très variable en zone euro. Si l’on se base sur l’indicateur d’enquête le plus large, on observe une stabilisation. La confirmation dans les prochains mois dépendra beaucoup de l’évolution en Chine et d’une baisse des sources d’incertitude bien connues (commerce, Brexit).

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dragon chinois

Europe : exposition à la Chine et sentiment des exportateurs

La croissance ralentie de la Chine impacte le reste du monde. Au cours des 12 derniers mois, les pays les plus exposés à la Chine en termes d’exportations ont enregistré une baisse importante de l’évaluation des commandes à l’exportation. C’est le cas de l’Allemagne. Par extension, l’Europe dans son ensemble devraient souhaiter le succès des mesures chinoises de soutien à la croissance.

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global trade

Dégradation du sentiment économique : facteurs domestiques versus extérieurs

Depuis début 2018, les indices des directeurs d’achats montrent une érosion des nouvelles commandes à l’exportation dans un grand nombre de pays, plus marquée que la dégradation générale du climat dans l’industrie manufacturière. Les chocs extérieurs de la demande domineraient donc les facteurs domestiques dans le ralentissement global de la croissance. Le décrochement des nouvelles commandes à l’exportation fait écho au freinage des échanges internationaux. Il est sans doute lié au tassement de l’activité chinoise et à celui des dépenses d’investissement (qui nécessitent davantage d’importations que la consommation) constaté dans de nombreux pays. L’incertitude qui règne dans les relations commerciales internationales pourrait également jouer un rôle.

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vague

Du risque de sombrer sous les vagues du sentiment

Les enquêtes de conjoncture jouent un rôle important dans l’analyse économique. Les acteurs économiques surfent sur ces « vagues du sentiment économique » au moment de faire des choix. Or, en ce début d’année, on se demande où se trouvera le creux d’une vague qui avait atteint son sommet il y a douze mois environ à peine.

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euro

Zone euro : ce que nous dit le fléchissement du sentiment économique sur la croissance

La Commission européenne prévoit désormais 1,3 % de croissance dans la zone euro pour 2019, contre 1,9 % auparavant. Cette révision à la baisse n’est pas une surprise, compte tenu de la tendance au repli de plusieurs indicateurs d’enquête. Les résultats récents de ces indicateurs concernant les estimations de l’évolution du PIB ont néanmoins été contrastés, ce qui rend l’évaluation de la dynamique de croissance actuelle d’autant plus difficile.

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decision

Etats-Unis : la Réserve fédérale prend un virage, mais dans quelle direction?

La croissance américaine reste forte. Des vents contraires, le fléchissement de données d’enquête et le resserrement des conditions financières placent néanmoins la Réserve fédérale en situation de gestion des risques. Sa politique reste dépendante des données, mais la Fed devra faire preuve de patience avant de décider du prochain mouvement de taux. Une inflation qui reste bien maîtrisée facilite cette attitude attentiste. Les marchés tablent désormais sur un assouplissement de la politique de la Fed en 2020. Cela illustre à quel point l’incertitude pèse sur la confiance.

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green finance

Lorsque les politiques environnementales, commerciales et sociales se rejoignent

Dans une déclaration récente relative à des dividendes de la taxe carbone, plusieurs économistes émettent, à l’attention des autorités américaines, d’importantes recommandations pour lutter contre le réchauffement climatique. Les auteurs font explicitement référence à la nécessité de créer un dispositif d’ajustement carbone à la frontière pour préserver la compétitivité américaine par rapport aux pays qui ne seraient pas dotés d’une taxe carbone. Ils recommandent que les recettes liées à la taxe carbone soient redistribuées de façon égale aux citoyens américains. En outre, ces rentrées fiscales pourraient permettre d’intégrer les aspects redistributifs des taxes environnementales tout en encourageant les investissements dans l’efficacité énergétique.

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Brexit

Royaume-Uni : Brexit, le coût de l’incertitude

Au vu de la réaction des marchés, le rejet à une forte majorité, par le Parlement britannique, de l’accord de Brexit négocié avec l’Europe réduit la probabilité d’une sortie de l’UE sans accord. Le soulagement est-il appelé à durer ? Cela dépendra de l’évolution des discussions sur les issues possibles. Le vent contraire, que constitue cette prolongation de l’incertitude, pour la croissance du Royaume-Uni mais aussi pour les entreprises de l’UE, ne s’apaisera pas de sitôt.

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Photo de William De Vijlder

Brexit : la suite du vote

Comme les marchés et les commentateurs politiques s’y attendaient, l’accord de Brexit négocié par la Première ministre, Theresa May, a été rejeté par le Parlement britannique mardi dernier. Ayant survécu au vote de défiance, organisé immédiatement après, Theresa May doit présenter son plan B au parlement lundi. L’enjeu est colossal. Le rejet massif enregistré implique que l’accord sur le Brexit nécessite des changements en profondeur, mais Bruxelles a fait savoir à plusieurs reprises que l’accord n’était pas négociable. La situation actuelle est donc celle d’une « plus grande incertitude pendant plus longtemps » avec un impact négatif sur la confiance des chefs d’entreprise au Royaume-Uni, mais également dans l’ensemble de l’Union européenne.

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crisis

États-Unis : le « Powell put »

Le président de la Fed, Jerome Powell, a récemment souligné que, compte tenu d’une inflation atone, le FOMC ferait preuve de patience et était prêt à modifier rapidement l’orientation de la politique monétaire si les conditions l’exigent. Il estime également que dans leur prise en compte des risques baissiers, les marchés financiers vont bien au-delà des données d’activité. Autrement dit, ils sont trop pessimistes à l’égard de la croissance. Les estimations des prévisionnistes professionnels relatives à la probabilité d’une entrée en récession au cours des prochains trimestres ne font pas davantage ressortir la dynamique caractéristique des périodes de prérécession.

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2019 : des perspectives de croissance assombries par l’incertitude

L’année 2018, pourtant entamée sous de bons auspices, s’est terminée dans un climat d’incertitude. Alors qu’au début chacun y allait de son pronostic sur les belles performances à venir — les résultats des enquêtes dans la zone euro reflétaient, après tout, un climat de quasi-exubérance — l’on scrutait, à la fin, le ciel, à l’affût d’un signe d’amélioration du sentiment.

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NewYork

Croissance américaine : grosse frayeur

La forte correction de la Bourse américaine depuis fin septembre reflète l’inquiétude des investisseurs face aux perspectives de croissance. D’après les données au T4, toutefois, la croissance reste soutenue. Le tableau est contrasté au regard des premiers chiffres publiés en 2019 : fort recul de l’indice ISM, importantes créations d’emplois. Le climat des affaires continue de souffrir de l’incertitude concernant les relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.

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groeiverwachtingen voor 2019

Economie mondiale : des marchés en proie aux craintes de ralentissement

Révision à la baisse de la croissance en 2019, ralentissement du rythme de relèvement des taux et recul du pic cyclique du taux des Fed funds, telles sont les nouvelles projections du FOMC. La baisse des rendements obligataires et du dollar et un repli général des places boursières montrent que les craintes de ralentissement se sont emparées des marchés. C’est ce que reflète également une enquête importante menée auprès des directeurs financiers aux États-Unis. Ces inquiétudes relatives à la croissance reflètent une focalisation sur le risque de perte extrême (plutôt que sur la prévision moyenne) qui s’explique par la montée de l’incertitude.

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BCE

BCE : de l’assouplissement quantitatif à la « pause quantitative »

Comme prévu, le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé de mettre fin aux achats nets dans le cadre de son programme de rachat d’actifs. Cette nouvelle phase pourrait être qualifiée de « pause quantitative » avant le passage au resserrement quantitatif c’est-à-dire à la diminution de la taille du bilan de la banque centrale. La fin des achats nets renforce le rôle du forward guidance comme outil de contrôle des anticipations de taux d’intérêt. Le forward guidance amélioré, c’est-à-dire la poursuite du réinvestissement du produit des obligations arrivant à échéance, pendant une période de temps prolongée après le premier relèvement de taux, devrait rassurer le marché.

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oil

Faut-il s’inquiéter de la baisse des prix des matières premières ?

Les prix du pétrole et des métaux ont nettement reculé cette année. Concernant le pétrole, le repli semble principalement imputable à des facteurs liés à l’offre. La baisse des prix des métaux reflète probablement le ralentissement de la croissance mondiale. Il existe une relation négative évidente entre les variations des prix du brut et la croissance ultérieure du PIB réel aux Etats-Unis. Quels que soient les vents contraires auxquels la croissance américaine devra faire face en 2019, elle bénéficiera aussi de la chute des prix du pétrole observée cette année.

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Australian flag

Australie : La récession ? Un souvenir très lointain

En vingt-sept ans, l’Australie n’a pas connu de crise et, d’après les prévisions du FMI et de l’OCDE, sa croissance économique devrait se maintenir. La croissance démographique, les gains de productivité, les exportations de matières premières vers la Chine et les autres économies asiatiques en forte expansion ont joué un rôle déterminant, ainsi que les politiques visant à améliorer la flexibilité économique. Le taux de change flottant a, par ailleurs, été un important facteur contracyclique et donc de stabilisation.Du point de vue de la stabilité financière, la forte hausse du marché du logement inquiète mais l’adoption récente de certaines mesures prudentielles a permis une « correction positive ».

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William De Vijlder

A propos de William De Vijlder

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