William De Vijlder

Directeur de la Recherche Economique du Groupe BNP Paribas

How to spend it? Vouchers versus VAT cuts

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Longue vue

Le cycle boomerang de l’économie

La confiance des entreprises a bondi quand les mesures de restriction ont été assouplies.  Attention, toutefois, à ne pas verser dans un enthousiasme excessif car ces données ne disent rien de la situation du niveau d’activité et de la demande. Le rebond actuel est mécanique : l’offre redémarre. La véritable question qui se pose est celle de l’évolution de la demande dans les trimestres à venir. Les entreprises et les ménages sont confrontés à une visibilité limitée. La prudence reste donc de mise. 

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Stormy sky

L’ombre portée du chômage

Les données économiques récentes se sont améliorées à la faveur des mesures de déconfinement, ce qui pourrait induire un sentiment de confort illusoire. Les effets liés à la gravité de la crise se feront sentir sur le long terme. Parmi les facteurs clés : la hausse du chômage et les anticipations de chômage qui pèsent sur les dépenses des ménages, en raison d’une perte de revenu et de la constitution d’une épargne de précaution. Malgré la reprise économique, les grandes banques centrales de l’Eurosystème s’attendent à une augmentation du chômage en 2021. Face à une visibilité qui reste faible et à des pressions élevées sur leurs bénéfices, de nombreuses entreprises n’ont d’autre choix que de réduire leurs effectifs.

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Bilan - Illustration edito 20.23

Union européenne : l’endettement élevé d’entreprises : un frein à la reprise

Pendant le confinement dû à la pandémie de Covid-19, de nombreuses entreprises ont subi un effet de ciseau négatif : la chute de leur chiffre d’affaires a été nettement plus importante que la baisse des charges. Elles n’ont eu d’autre choix que de réduire leurs coûts, y compris en se séparant de leur personnel, de puiser dans leurs réserves de liquidités et de tirer sur leurs lignes de crédit. Autrement dit, l’une des conséquences les plus durables de cette crise est l’augmentation forcée de l’endettement des entreprises. Pour nombre d’entre elles, ce phénomène se poursuivra très probablement en dépit de l’assouplissement progressif des mesures de confinement.

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Uncertainty

L’incidence variable de l’incertitude des prévisions

La publication par la BCE de différents scénarios illustre l’ampleur de l’incertitude qui entoure les prévisions des variables macroéconomiques. Les entreprises peuvent ainsi reporter leurs investissements dans l’attente d’une meilleure visibilité. Compréhensible au niveau microéconomique, un tel attentisme peut freiner la croissance et conforter la conviction des dirigeants d’entreprises que leur prudence était justifiée. La forte augmentation de la dispersion des prévisions de résultats traduit un degré d’incertitude considérable à l’échelle de chaque société. Or, cela n’a pas empêché la poursuite du rebond du marché actions américain. Quels que soient les facteurs expliquant ces différentes réactions face à l’incertitude, de telles dissensions ne peuvent durer indéfiniment. À un moment donné, les entreprises devront renoncer à la prudence ou les investisseurs abandonner leur optimisme.

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European Commission

Union européenne : une proposition ambitieuse et des négociations difficiles en perspective

La Commission européenne propose un plan global pour soutenir la croissance et donner à l’UE les moyens de ses ambitions en termes de politique climatique et de stratégie numériqueUn tel effort est nécessaire. Il doit permettre d’éviter que la crise n’aggrave les divergences économiques entre les Etats membres, ce qui fragiliserait le fonctionnement du marché unique et pèserait sur la croissance à long termeLa Commission propose un ensemble de subventions et de prêts à des conditions favorables, financés par la dette émise directement par l’UE. Compte tenu de la réticence de certains pays à l’octroi de subventions, les négociations sur cette proposition s’annoncent difficiles.

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William De Vijlder

Après le pic de la pandémie, quel type de reprise économique ?

Les mesures sanitaires qui ont dû être prises pour contenir la pandémie ont fait plonger brutalement de nombreux secteurs de l’activité économique et réduit la demande. La récession a été « mécanique ». Avec l’assouplissement progressif des mesures de confinement, nous pouvons nous attendre à un rebond mécanique de l’activité et de la demande. Une question clé demeure : que se passera-t-il ensuite ?

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Economy

La récession Covid-19 : cette fois, c’est vraiment différent !

Quels que soient les pays et les époques, les crises financières et, plus généralement, les récessions et les reprises avaient, jusqu’à présent, de nombreux traits en commun. Ainsi, les récessions impactaient principalement la demande et, dans une moindre mesure, l’offre.

Cette fois, la récession induite par la pandémie aura un effet plus durable sur l’allocation des dépenses des ménages, sinon sur leur niveau.

Elle aura également des répercussions majeures sur l’offre, du fait de la modification des chaînes de valeur mondiales, du télétravail ou de la situation économique des entreprises, confrontées à une réduction forcée de leurs capacités pour respecter les impératifs de distanciation physique.

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Wall Street

Pandémie de COVID-19 et marchés actions américains

Les commentaires de Jerome Powell sur ce qu’il adviendrait si la récession venait à se prolonger ont considérablement pesé sur les marchés actions américains. Historiquement, les récessions s’accompagnent de fortes baisses des cours boursiers. Le recul observé depuis le début de l’année, relativement limité, est sans commune mesure avec l’effondrement de l’activité. Le soutien monétaire et budgétaire massif a induit une réévaluation de la distribution des risques, expliquant dans une large mesure le rebond des marchés actions. L’attention se concentre désormais sur les perspectives de résultats des entreprises, d’où l’importance du débat sur la configuration de la reprise.

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BCE

Zone euro : les multiples facettes de la proportionnalité en politique économique

Dans son jugement rendu le 5 mai, la Cour constitutionnelle allemande demande au Conseil des gouverneurs de la BCE de démontrer que les objectifs de politique monétaire de son programme d’achat de titres du secteur public  ne sont pas disproportionnés par rapport aux effets de politique économique et budgétaire de ce programme. Dans la plupart des cas, les politiques monétaire, économique et budgétaire se renforcent mutuellement. Pour évaluer l’adéquation de la politique monétaire, il convient de tenir compte de l’orientation des politiques économique et budgétaire. La nécessité d’une bonne transmission à toutes les juridictions, ainsi que la probabilité et l’ampleur des risques de perte extrême (tail risks), dus à des mesures de politique économique insuffisantes, doivent également être prises en compte.

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Banière bank

Expansion de la taille du bilan des banques centrales :  y a-t-il une limite ?

Les grandes banques centrales ont redoublé d’efforts pour atténuer l’impact économique de la pandémie, ce qui pose une question importante : y a-t-il une limite à l’expansion monétaire ? Un programme d’achat d’actifs (assouplissement quantitatif ou QE) peut se poursuivre sur une longue période compte tenu de la possibilité d’élargissement de l’univers d’investissement.

Les distorsions des cours des actifs et les inquiétudes suscitées par l’augmentation du niveau de risque du  bilan des banques centrales constitueront, très probablement, la véritable contrainte. Aussi les banques centrales peuvent-elles décider de financer directement le déficit budgétaire, considérant que ce type de mesure devrait avoir un effet plus important sur la croissance pour une expansion donnée de la taille du bilan. Le véritable enjeu alors est de maintenir l’inflation sous contrôle lorsque l’écart de production (output gap) se referme.   

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EBC

La réponse de l’UE aux conséquences économiques de la pandémie : un certain progrès

Des progrès réels ont été réalisés lors du Conseil européen de cette semaine. Les propositions faites lors de la dernière réunion de l’Eurogroupe sur la création de trois filets de sécurité ont été approuvées. Il y a accord pour travailler sur un fonds de relance destiné aux secteurs et zones géographiques les plus touchés en Europe. Son financement serait lié au cadre financier pluriannuel. Fait important, la chancelière Merkel a déclaré que, dans un esprit de solidarité, il fallait se tenir prêt à verser temporairement une contribution plus élevée au budget européen.

Des progrès réels ont été réalisés lors du Conseil européen de cette semaine. Les propositions faites lors de la dernière réunion de l’Eurogroupe sur la création de trois filets de sécurité ont été approuvées. Il y a accord pour travailler sur un fonds de relance destiné aux secteurs et zones géographiques les plus touchés en Europe. Son financement serait lié au cadre financier pluriannuel. Fait important, la chancelière Merkel a déclaré que, dans un esprit de solidarité, il fallait se tenir prêt à verser temporairement une contribution plus élevée au budget européen.

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Commerce international

Covid-19 : les aspects liés à l’offre soumis à des tests de résistance grandeur nature

La pandémie de Covid-19 révèle la nécessité de mieux prendre en compte les aspects liés à l’offre dans les analyses macroéconomiques. Des chaînes de valeur mondiales longues, optimales en termes de coûts et de prix, peuvent s’avérer très complexes d’un point de vue opérationnel et, surtout, vulnérables. Une offre plus résiliente a un coût au plan micro et macroéconomique. Cet arbitrage est un exercice difficile dans une économie de marché. C’est pourquoi les politiques publiques ont, dans une certaine mesure, un rôle à jouer.

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Covid-19

APRÈS L’ACCORD DE L’EUROGROUPE, LE PLUS DIFFICILE RESTE À FAIRE

Les pays de l’Eurogroupe sont parvenus à un accord portant sur 500 milliards d’euros supplémentaires – 4,2% du
PIB de la zone euro – pour atténuer l’impact économique immédiat de la pandémie de Covid-19. Trois outils seront
utilisés : le programme SURE pour soutenir temporairement les filets de sécurité nationaux, la BEI qui garantit des
prêts aux entreprises – en particulier les PME – et un soutien via le Mécanisme de stabilité européen. Les travaux sur
la création d’un fonds de relance pour dynamiser les investissements européens se poursuivront. Toute la difficilité
sera de s’entendre sur son financement.

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Coronavirus

Pandémie de Covid-19 et marché du travail

Dans la zone euro, la composante « emploi » des indices des directeurs d’achats (PMI) est en baisse, tandis qu’aux Etats-Unis les demandes initiales d’allocation chômage ont grimpé en flèche. Les entreprises ont besoin de souplesse pour gérer leur base de coûts, mais la perte de revenu des ménages en cas de hausse du chômage agirait comme un vent contraire pour la reprise une fois le confinement terminé. Aux États-Unis, le gouvernement fédéral complétera les indemnités de chômage qui varient d’un État à l’autre. En Europe, plusieurs pays ont pris des mesures pour faciliter le chômage partiel dans les entreprises, tout en limitant l’impact sur les ménages.

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Covid_19

La chute des données économiques confirme la nécessité des mesures de soutien fortes

Les mesures visant à arrêter la propagation de la pandémie ont un impact profond sur l’économie ; c’est ce qui apparaît de plus en plus dans les données économiques. La baisse record du sentiment des entreprises illustre le bien fondé des mesures fortes qui ont été prises. La levée des confinements entraînera, mécaniquement, un rebond de l’activité mais une relance supplémentaire sera probablement nécessaire pour maintenir la dynamique.

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Coronavirus

Une crise unique dans l’histoire récente

L’économiste en chef de la banque française revient sur les principales caractéristiques de la crise sanitaire actuelle, qui a bouleversé les marchés financiers et mis les États et les banques centrales en ordre de bataille. Selon lui, l’économie mondiale en sortira changée.

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Crise économique

Face à l’arrêt brutal de l’économie mondiale, la politique économique agit « coûte que coûte »

Les données récentes sur l’activité et la demande en Chine montrent l’ampleur du choc  de l’épidémie de coronavirus. Les attentes des entreprises allemandes, qui ont connu une baisse mensuelle sans précédent en mars, en sont une autre illustration. La chute du prix du pétrole agit comme un frein supplémentaire à la croissance et accroît le risque de crédit.Le renforcement du dollar US préoccupe les émetteurs de pays émergents dont la dette est libellée en dollars. Malgré l’action rapide des grandes banques centrales et l’annonce d’un soutien budgétaire de plus en plus massif dans divers pays, les marchés boursiers ont à peine réagi. Le manque de visibilité domine.

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Coronavirus + stock exchange

Faire face aux conséquences économiques du coronavirus : dans l’attente de l’impulsion budgétaire

Après avoir perdu plus de 20 % par rapport à son plus haut, Wall Street est entré dans un marché baissier. Les marchés actions internationaux se sont effondrés cette semaine et les spreads des obligations d’entreprises se sont sensiblement creusés. Malgré des nouvelles rassurantes en provenance de Chine, la propagation ininterrompue du coronavirus à l’échelle internationale a plombé les anticipations relatives aux perspectives de croissance pour les mois à venir. Le choc pétrolier n’a fait qu’aggraver les choses. Les banques centrales ont réagi. Après la baisse des taux opérée par la Réserve fédérale, la semaine dernière, la Banque d’Angleterre en a fait autant et la BCE a également pris plusieurs mesures pour soutenir l’activité. La meilleure riposte face à la situation actuelle réside dans un plan de relance budgétaire d’une ampleur suffisante. C’est ce que nous attendons toujours de la part des pouvoirs exécutifs aux États-Unis comme dans la zone euro.

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Coronavirus

Le rôle important de la politique monétaire face aux conséquences économiques du coronavirus

La Réserve fédérale américaine a créé la surprise, cette semaine, en abaissant ses taux directeurs de 50 points de base, exceptionnellement entre deux réunions de politique monétaire.
De par la nature même du choc, la politique monétaire n’est pas, a priori, l’instrument le plus approprié. La chute de la demande et la disruption de l’offre ne sont pas liées au niveau des taux d’intérêt.
Toutefois, la politique monétaire a un rôle important à jouer dans l’environnement actuel afin d’éviter une détérioration des conditions financières et monétaires. Il s’agit là d’une mesure défensive, l’autre possibilité étant de courir le risque que le resserrement de ces conditions exerce un frein supplémentaire sur l’activité.
Il semble qu’une telle approche ait joué un rôle dans la décision du FOMC. Elle devrait fortement influencer la BCE lors de sa réunion de la semaine prochaine.

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Incertitude

Les marchés financiers et le coronavirus : quel est le prix de l’incertitude ?

Une augmentation de l’incertitude entraîne une baisse de cotation des actifs risqués et une hausse du cours des valeurs refuges. C’est le « prix de l’incertitude ». Les choses sont moins simples dans la réalité, une plus grande incertitude impactant également les perspectives de croissance, ces dernières influençant la valorisation des actifs.

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William De Vijlder

A propos de William De Vijlder

Directeur de la Recherche Economique du Groupe BNP Paribas
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